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LE
CCFD ET LA RECONNAISSANCE DES ACQUIS |
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Introduction
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Intervention aux audiences de la Commission de l'éducation
des adultes du Conseil supérieur de l'éducation portant sur
la reconnaissance des acquis
Le 20 janvier 2000 à 9:30
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Madame
(Mesdames), Monsieur (Messieurs),
D'entrée de jeu, permettez-nous de vous remercier de nous recevoir
aujourd'hui. Je suis Robert Meilleur, directeur du Centre collégial
de formation à distance, et voici Lucie Hogue, responsable de projets,
dont celui de la reconnaissance des acquis, au Service Recherche et Développement.
Nous souhaitons profiter de notre présence pour vous présenter
nos réalisations et nos activités en collaboration avec le
réseau collégial pour le développement de la reconnaissance
des acquis, de même que notre service à distance de reconnaissance
des acquis, ce qu'il est et ce qu'il pourrait être. Auparavant, j'aimerais
vous dire quelques mots sur le CCFD
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Le Centre collégial de formation à
distance
C'est en vertu d'un protocole d'entente qu'en 1991, le ministère
de l'Éducation a confié au Collège de Rosemont le
mandat de la gestion et du développement du Centre collégial
de formation à distance. Le mandat ministériel du Centre
découle du Programme collégial de formation à distance.
Ainsi, de par ses actions, le Centre doit contribuer à augmenter
le niveau de scolarité des Québécois, à accroître
l'accessibilité aux études collégiales, à
exploiter les technologies de l'information, à améliorer
la qualité des apprentissages et à favoriser la mise sur
pied d'activités de partenariat.
Le Centre a principalement pour fonction d'offrir, par la formation
à distance, des programmes d'études collégiales.Le
Centre a principalement pour fonction d'offrir, par la formation à
distance, des programmes d'études collégiales.
Pour ce faire :
- il conçoit, produit, coproduit, évalue, révise,
achète, loue ou vend le matériel pédagogique requis
en formation à distance;
- il offre aux établissements d'enseignement collégial, ou
à d'autres organismes, des services liés à la formation
à distance;
- il réalise les études ou les recherches nécessaires
à l'exercice de ses autres fonctions ainsi qu'à la promotion
et au développement de la formation à distance.
Aujourd'hui, le Centre offre près de 200 cours, dont une
vingtaine distribués dans Internet et un cours complet sur cédérom,
deux programmes complets menant au DEC (Sciences humaines et Techniques
administratives, options finance et marketing) et six attestations
dans les domaines de la gestion agricole, de l'administration et de l'assurance
de dommages. Il reçoit annuellement environ 18000 inscriptions-cours.
La moyenne d'âge des élèves est de 27 ans, et la répartition
varie entre 18 et 65 ans. La clientèle est majoritairement féminine.
Pour la clientèle, tout se transige à distance, sauf l'examen
final, passé sous surveillance dans un de nos sites autorisés
à travers le Québec (environ cinquante).
Le Centre a amorcé ses activités avec un personnel permanent
d'environ quinze personnes. À ce jour, il en comprend près
de quarante, sans compter le personnel contractuel (environ 200 personnes)
qui assure la conception des cours et le tutorat.
Le CCFD et la reconnaissance
des acquis
En ce qui concerne son apport au réseau collégial en
matière de reconnaissance des acquis, entre 1993 et 1997, le
Centre a bénéficié de quelques subventions, provenant
soit de la Direction générale de l'enseignement collégial
(DGEC), soit de la Direction générale de la formation professionnelle
et technique (DGFPT), lui permettant surtout de développer et d'expérimenter
des outils d'information et de référence qui peuvent être
utilisés à distance par la clientèle du Centre, mais
aussi par d'autres collèges.
C'est durant cette période que le Centre a réalisé une
étude portant sur la possibilité d'offrir un service à
distance de reconnaissance des acquis et d'établir les éléments
d'une mutuelle collaboration avec le réseau collégial.
En voici les principaux :
- Premier élément. C'est à la demande du Ministère
que le Centre est devenu le dépositaire et le distributeur
officiel du matériel d'évaluation en reconnaissance des
acquis produit par le réseau collégial. Chaque collège
pouvait remettre au Centre ses outils d'évaluation et avoir accès
aux produits des autres collèges. À ce jour, le Centre met
encore à la disposition du réseau un catalogue du matériel
d'évaluation, en format imprimé et sur son site Web.
- Deuxième élément. Afin de faciliter l'opération
dite "référence de la clientèle", le
Centre a produit, en 1995-1996, un dépliant sur les services
de reconnaissance des acquis offerts par les établissements
de formation collégiale (publics et privés). Le dépliant
a été distribué non seulement à travers
le réseau collégial, mais aussi à des organismes
d'information scolaire et professionnelle, des centres communautaires
de référence, des associations professionnelles et des
instances d'autres ministères.
- Troisième élément. Pour alléger l'étape
de l'accueil, le Centre a coproduit avec le collège Ahuntsic,
en 1996-1997, une version du guide pratique, un outil d'aide au choix
du programme de formation pour la reconnaissance des acquis (Choisir
un programme de formation) et une série de vingt et un fascicules
des programmes de formation du secondaire et du collégial
énonçant les principales compétences par secteur
de formation. L'ensemble de ces documents a aussi été
transmis aux collèges tout comme aux commissions scolaires. Ces
documents fournissent à la clientèle toute l'information
nécessaire pour faire une demande de reconnaissance des acquis,
et ce, avec le minimum d'intervention ou d'aide extérieure.
- Quatrième élément. C'est aussi au cours de cette
période que le Centre a offert un atelier de formation à
la mise en uvre et à l'implantation d'un service à
distance de reconnaissance des acquis à différents
intervenants et intervenantes du réseau collégial. Cette
activité s'inscrivait dans un projet de perfectionnement collectif
dont le collège Ahuntsic était le maître d'uvre.
- Cinquième élément. À la demande de quelques
collèges, nous avons déjà accueilli quelques personnes
devant être évaluées en reconnaissance des acquis,
dans l'un ou l'autre des sites d'examen sous surveillance pour la
formation à distance. Cette opération relève
davantage d'un "dépannage" plutôt que d'une entente
formelle entre institutions dans le but d'accommoder des personnes
qui ne pouvaient se déplacer hors de leur région.
- Sixième élément. Notre matériel de
formation à distance est disponible en vente libre, sans
inscription. Certains enseignants ou enseignantes achètent le
matériel pour leur propre prestation en classe. Quelques fois,
le matériel est utilisé pour offrir la formation manquante.
Au terme de l'étude de faisabilité, nous avons mis en uvre
le service à distance de reconnaissance des acquis du Centre,
actif depuis la mi-décembre 1996. Durant la période d'implantation,
le CCFD a constitué un comité de suivi formé de la
direction du Centre, de la direction du service à la clientèle
et de la responsable du dossier de reconnaissance des acquis.
Le suivi portait davantage sur l'utilisation des nouveaux outils (guide
pratique, grilles de spécification, fiches de la formation manquante),
l'ajout ou la modification de tâches, l'acquisition de nouvelles
habiletés, l'intégration d'une nouvelle source de revenus,
mais aussi de dépenses.
Les qualités recherchées d'un service à distance
de reconnaissance des acquis sont la crédibilité, l'accessibilité,
l'efficacité et l'efficience.
|
sera démontrée si le service reçoit
l'assentiment de la clientèle qui voit en lui un service sur
lequel elle peut se fier quant aux méthodes et moyens proposés
et aux résultats attendus. |
|
sera démontrée si le service semble résoudre
des difficultés déjà observées relativement
à la distance et à la poursuite du projet d'études
postsecondaires |
- L'efficacité et
l'efficience
|
seront démontrées si le service semble
pouvoir s'adapter aux besoins connus de la clientèle à
distance, tout en arborant des coûts acceptables et exigeant
des ressources déjà disponibles au Centre. |
Nous avons aussi orienté notre service à distance de reconnaissance
des acquis vers des projets académiques, la reconnaissance
se faisant en vue d'obtenir des unités de cours "à la
carte" ou en vue de compléter un programme de formation visant
un diplôme d'études collégiales ou une attestation d'études
collégiales.
À partir de l'ensemble de nos réalisations, nous pouvons
affirmer que la reconnaissance des acquis à distance non seulement
est viable, mais permet d'offrir un service de qualité, simple,
fiable, peu coûteux et respectueux de l'adulte.
Les composantes de notre service à distance de reconnaissance
des acquis
Permettez-moi, dès à présent, de vous expliquer
les six composantes de notre service à distance de reconnaissance
des acquis. Du même souffle, nous aborderons la problématique
que nous avons tenté de résoudre. Nous compléterons
cette analyse par l'examen des conditions de réussite pour le développement
de partenariats avec le réseau collégial et des limites
actuelles.
1. La production d'épreuves d'évaluation
- Au départ, il nous faut préciser que nous avons choisi
l'approche d'évaluation par épreuves écrites
ou orales selon les éléments évalués. Puisque
nous avions déjà développé une expertise
solide en évaluation des apprentissages avec des épreuves
pour la formation à distance, cette approche, déjà
familière, devait être notre fer de lance pour la reconnaissance
des acquis. Partant du principe que l'évaluation en reconnaissance
des acquis doit être équivalente, en forme et en niveau,
à celle de la situation académique, nous avons, dès
l'automne 1996, amorcé l'élaboration de formes d'examen
pouvant être utilisées tant en formation à distance
qu'en reconnaissance des acquis. Le Centre a, depuis, validé
ou adapté les examens d'environ soixante-quinze cours de la formation
à distance.
- Pourquoi n'avons nous pas utilisé le portfolio? Ce sont surtout
les bilans d'expériences au Québec et dans d'autres provinces
canadiennes qui nous ont orientés vers une autre voie.
En effet, nous avons constaté que le portfolio ne convient qu'à
très peu de personnes : celles qui désirent réorienter
leur carrière ou changer de secteur d'emplois. Ces personnes cherchent
à établir leur profil de compétences afin de choisir
un nouveau domaine d'emplois où elles pourraient parfaire leurs
acquis sans repartir à zéro. Quant au portfolio restreint,
ou ciblé dans un domaine particulier, il convient, en théorie,
à la personne qui ne souhaite pas changer de domaine d'emplois,
mais plutôt cherche à se perfectionner sans négliger
ce qu'elle connaît déjà. Quelle que soit la formule
utilisée, la principale difficulté de l'approche portfolio,
pour la clientèle, consiste à "nommer" ses acquis
et à en faire la démonstration par des preuves. Très
souvent, la meilleure preuve, et la plus crédible pour l'institution,
revient à une épreuve écrite ou orale démontrant
les connaissances, ou à une épreuve de produit à
réaliser ou à une démonstration incarnée dans
le cadre d'un milieu de travail ou simulée dans un laboratoire.
- Quant aux outils d'évaluation déjà conçus
par des collèges et mis en référence dans le
catalogue du matériel d'évaluation, nous avons, malheureusement,
réalisé que nous ne pouvions les utiliser, leur qualité
étant inégale et leur manque de concordance avec notre
matériel pédagogique étant assez prononcé.
En ce qui concerne le partage des outils d'évaluation du réseau
collégial, malgré l'incitatif du Ministère auprès
des collèges, ces derniers hésitent à transmettre
au CCFD le matériel d'évaluation subventionné afin
de le rendre accessible à l'ensemble des institutions; le Centre
a cessé la mise à jour du catalogue en 1995, faute de recevoir
d'autres outils d'évaluation et le budget nécessaire.
Chaque collège développe ses propres outils de reconnaissance
des acquis et assume les coûts de production. Le comportement habituel
consiste, alors, à garder pour soi le matériel produit.
Les raisons invoquées sont souvent : la crainte que les outils
soient mal utilisés ou le soient à d'autres fins que la
reconnaissance des acquis, ou encore qu'ils soient connus à un
tel point qu'il faille en produire d'autres à plus courte échéance.
- Par ailleurs, le travail isolé de chaque collège en
matière de production d'épreuves donne lieu à des
situations où, pour les mêmes cours issus des mêmes
programmes, les approches et les contenus évalués diffèrent
souvent d'une institution à l'autre : problème d'équité
pour la clientèle, problème de référentiels
pour les équivalences entre les formations offertes par les établissements.
Chacun préfère donner une couleur locale à ses
instruments. Or, l'approche par compétences devrait servir à
rassembler l'évaluation des acquis en un référentiel
commun.
- De plus, certains collèges ont tenté la réalisation
d'une production collective d'épreuves pour un programme de formation.
L'expérience de cette opération, souvent perçue
comme longue, lourde et coûteuse par chacun, ne faisait que confirmer
l'idée que la production d'épreuves nécessite
une méthodologie rigoureuse et une équipe d'experts
dans ce domaine. La production de matériel de qualité
implique l'intervention de plusieurs types d'expertises (gestion de
la production, conception et révision pédagogique, révision
de contenu, révision linguistique, édition, impression)
que les collèges n'ont pas à leur portée. Conséquences
: des épreuves qui n'arborent pas toutes les qualités
professionnelles attendues et qui perdent leurs caractéristiques
communes, car elles sont personnalisées par les collèges,
une fois les travaux de production complétés.
- Finalement, la tarification de la production d'outils d'évaluation
n'est pas tellement uniforme d'un collège à l'autre, les
uns y allant d'un montant forfaitaire versé à l'auteur,
les autres d'un montant équivalent à l'échelle
salariale de l'enseignant ou l'enseignante. Il va de soi que la multiplication
des épreuves ne fait qu'augmenter les coûts de production
de chaque institution.
Proposition pour soutenir le réseau dans la production d'épreuves
d'évaluation :
De par son mandat ministériel en formation à distance,
le CCFD dispose d'une équipe chevronnée en production de
matériel didactique et d'outils d'évaluation tant en formation
à distance qu'en reconnaissance des acquis. Le processus de production
du CCFD intègre la participation de concepteurs et de réviseurs
de contenu qui sont des enseignants et enseignantes provenant du réseau
collégial. Son approche tient compte des devis ministériels.
L'évaluation est critériée et porte sur la compétence
et ses éléments.
Nous croyons qu'il est important que l'évaluation soit équitable
et univoque (moyens, mesure, verdict). C'est pourquoi nous développons
aussi des guides de correction à l'intention des correcteurs et
correctrices.
Présentement, les coûts de production sont fixes et amortis
par le nombre de personnes qui s'inscrivent à la reconnaissance
des acquis et à la formation à distance.
Nous proposons donc que le Centre devienne le mandataire du réseau
pour la production d'épreuves de reconnaissance des acquis selon
ses normes de production habituelles. Toutefois, pour établir les
priorités de développement et aussi de financement, le Centre
propose la création d'un comité aviseur ayant un
rôle et une composition similaires à ceux du comité
aviseur en formation à distance.
En formation à distance, les orientations générales
et les priorités de développement du Centre sont définies
par le Ministère après consultation d'un comité aviseur.
Ce comité est composé de onze membres, dont trois sont nommés
par le Collège de Rosemont et huit, par le Ministre. Au moins trois
de ces derniers proviennent du secteur public de l'enseignement collégial
et un, du secteur privé.
2. La promotion et la publicité
- Au Centre, la publicité et la promotion du service se font surtout
par la présence du guide pratique dans le prospectus de choix de
cours et dans une section du site Web (édifice reconnaissance des
acquis). Nous avons aussi introduit une capsule d'information sur la reconnaissance
des acquis dans une vidéo d'information que nous fournissons avec
le matériel de formation à distance adressé à
chaque élève nouvellement inscrit au CCFD.
Ce choix médiatique tient compte du fait que le territoire est
vaste et que la clientèle est variée. Dans de telles conditions,
toute stratégie visant un large éventail de personnes doit
introduire des moyens à large diffusion. Si le choix des médias
ne manque pas, le financement, lui, manque! Nous avons donc misé
sur des moyens à large diffusion, à la limite de nos capacités
financières. Toutefois, le public recherché n'est pas suffisamment
atteint. Le nombre de demandes de reconnaissance des acquis en fait foi.
- Chaque collège prend à sa charge les coûts de publicité
et de promotion dans l'intention de faire connaître son service
de reconnaissance des acquis. Il en résulte des coûts élevés
par rapport au nombre de personnes rejointes et informées.
Les moyens mis à la portée de chaque collège et
du Centre sont modestes, on le voit, compte tenu de l'importance du public
visé. Les résultats atteints sont souvent assez décevants.
Les collèges réclament un lancement officiel, par le Ministère,
de ce service. Et même si l'opération devait avoir lieu,
elle n'aurait qu'un effet momentané.
Proposition pour soutenir le réseau dans la promotion et la publicité
:
Chaque collège est à même de disposer des moyens
mis à sa portée qui pourront révéler des particularités
de son service de reconnaissance des acquis. Mais pour faire connaître
au public "LA" reconnaissance des acquis en tant que service
offert par plusieurs établissements, il faut une publicité
à grande échelle et répétitive par des médias
performants, et, il faut bien le constater, à un coût
qu'aucun collège ne peut seul s'offrir.
Grâce à son mandat provincial, le Centre dispose déjà
d'un temps d'antenne télévisuelle et utilise annuellement
les services d'une firme spécialisée dans le domaine. Mais
son financement sert, en toute priorité, à faire connaître
la formation à distance.
Nous proposons alors que la promotion et la publicité soit centralisée
et que le comité aviseur, dont il a été question
précédemment, fasse ses recommandations au Ministre quant
à l'utilisation d'un budget spécial alloué
à la promotion et à la publicité de la reconnaissance
des acquis par des moyens à large portée publique.
3. L'information et le soutien à la formulation d'une demande
de reconnaissance des acquis
- L'information à la clientèle peut prendre beaucoup de place
dans un service de reconnaissance des acquis. On y accorde beaucoup de
temps en explications, souvent répétées, à
des personnes dont, somme toute, très peu présenteront une
demande. C'est pourquoi nous avons développé, avec le collège
Ahuntsic, un guide pratique de la reconnaissance des acquis et l'avons
transmis aux collèges.
Le guide pratique est l'élément clé qui incite la
clientèle à s'inscrire dans le processus de la reconnaissance
des acquis. C'est l'accueil à distance. Il contient
tous les renseignements essentiels à la compréhension
du service offert. Il doit donc être à la fois complet
et simple. Depuis sa parution dans le réseau et à la
suite de notre propre expérience à distance, il a été
modifié pour tenir compte de cette nécessité.
Par ailleurs comme certains adultes ont besoin d'être rassurés,
ils peuvent bénéficier d'une aide téléphonique
en tout temps durant nos heures d'ouverture. La clientèle n'a
donc pas besoin de se déplacer pour obtenir l'information souhaitée.
- Le dossier de demande de reconnaissance des acquis, quant à lui,
a aussi été simplifié. Ce dossier composant la demande
ne fait que correspondre à son rôle premier : établir
si la personne qui formule une demande de reconnaissance des acquis est
admissible à ce service. La personne qui le remplie nous livre
des renseignements génériques sur elle-même (données
nominatives et scolaires), sur ses expériences de travail ou autres
et, dans une lettre, nous explique pourquoi on devrait l'admettre dans
le processus de reconnaissance des acquis. C'est une procédure
simple, rapide et peu coûteuse à la fois pour la clientèle
et pour le Centre.
Proposition pour soutenir le réseau pour l'accueil à distance
:
Les collèges ont, de tous les temps, tenu à conserver leur
visibilité auprès de leur clientèle. C'est le cas
aussi pour le Centre. C'est une réalité incontestable et
compréhensible. Aussi, nous ne proposons pas de centraliser cet
élément du service de reconnaissance des acquis.
La seule proposition pouvant alors être formulée relève
plutôt d'un pieux souhait : les collèges pourraient s'inspirer
davantage de l'expertise du Centre pour réaliser leurs propres
procédures d'accueil et de demande de reconnaissance des acquis
à distance.
4. La référence
- Il est regrettable que, tout comme les collèges, le Centre ne
soit plus en mesure de diriger efficacement la clientèle vers d'autres
institutions qui offrent un service de reconnaissance des acquis. C'est
l'opération "référence" qui ne peut plus
être assurée.
En effet, lorsqu'une personne souhaite formuler une demande de reconnaissance
des acquis pour des cours ou un programme non offert par notre institution,
le meilleur service à lui rendre est de la diriger au bon endroit.
C'est pourquoi nous avions conçu un dépliant sur les services
de reconnaissance des acquis au collégial. Le dépliant des
services n'a pas été mis à jour depuis 1995.
- Encore à ce jour, nous recevons de multiples demandes provenant
de collèges, d'organismes d'orientation, d'organismes de référence
et d'autres ministères. Comme nous l'avons déjà
fait valoir, le dépliant des services pourrait être facilement
une ressource accessible dans Internet, tant à la clientèle
qu'aux institutions et organismes. Ce serait aussi un autre moyen
de promotion des services de reconnaissance des acquis.
- Par ailleurs, les demandes pourraient aussi être dirigées
vers d'autres ordres d'enseignement. Or, aucun outil ne le permet jusqu'ici.
Proposition pour soutenir le réseau pour la référence
:
La conception et la mise à jour d'un outil de référence
sont une opération de nature provinciale. Elles pourraient aussi
relever du Centre, puisqu'il jouit déjà d'une expertise
dans le domaine. Le comité aviseur proposé précédemment
pourrait être mis à contribution pour appuyer l'organisation
de l'opération.
5. L'évaluation à distance
- En ce qui a trait à l'évaluation, ayant choisi l'approche
par épreuves, nous avons résolu le problème du
lieu de la démonstration. La clientèle passe les épreuves
sous surveillance aux mêmes endroits et moments que les élèves
inscrits en formation à distance. Le territoire de la province
est couvert comme nous l'avons relevé au début de cette
intervention, par environ cinquante sites d'évaluation,
généralement des collèges de toutes les régions.
- Pour certains collèges, la situation est différente. Lorsque
peu d'établissements (ou un seul) offrent le même programme
de formation et que la clientèle en reconnaissance des acquis réside
dans une autre région, la passation d'épreuves peut devenir
difficile et coûteuse.
De plus, tout comme pour la production d'épreuves ou de matériel
d'évaluation en reconnaissance des acquis, les collèges
éprouvent parfois de la difficulté à trouver
la personne-ressource qui pourra évaluer les acquis sans
que cette opération devienne lourde et coûteuse. Les critères
d'évaluation ne sont pas toujours suffisamment détaillés,
et même sont parfois plutôt aléatoires, si bien que
le verdict peut varier d'un évaluateur (ou d'une évaluatrice)
à l'autre.
C'est ainsi que certains collèges ont même reculé
devant la possibilité d'offrir un service de reconnaissance des
acquis.
- Par ailleurs, d'autres collèges ont préféré
se tourner vers un organisme intermédiaire. C'est le cas pour les
collèges membres de l'École Sport-Études. En plus
de lui dispenser son propre service de reconnaissance des acquis, le Centre
a été approché par l'École Sport-Études
afin, d'une part, de développer des outils d'évaluation
en éducation physique pour les athlètes-élèves
et, d'autre part, de procéder à l'évaluation à
distance de leurs acquis. Depuis l'automne 1998, les athlètes admis
à l'École Sport-Études peuvent recevoir un service
de reconnaissance des acquis grâce à la collaboration établie
entre l'École Sport-Études et le Centre. Le résultat
de l'évaluation est transmis à l'École Sport-Études
qui le dirige, à son tour, vers le collège où l'athlète
est inscrit.
Proposition pour soutenir le réseau dans l'évaluation à
distance :
Le Centre a déjà donné à quelques collèges
la possibilité d'introduire leur clientèle à
des séances d'examen sous surveillance. Ce service est offert
à tous les collèges qui en font la demande. Nous pouvons
offrir aussi la possibilité de faire des examens oraux en langue
seconde anglaise.
Quant aux collèges qui éprouvent des difficultés
à offrir un service de reconnaissance des acquis et qui souhaitent
le faire, des ententes pourraient être conclues à
l'image de celle de Sport-Études. Ces ententes pourraient aussi
faire l'objet du mandat du comité aviseur dont il a déjà
été question.
Limite actuelle :
Jusqu'à maintenant, le Centre ne possède pas d'entente
avec le réseau pour l'utilisation de laboratoires ou de tout local
pouvant convenir à la passation d'épreuves autres qu'écrites.
Toutefois, ayant commencé le développement de cours à
distance avec laboratoires, le Centre aura éventuellement à
créer des ententes à cet égard.
6. La prestation de la formation manquante
- Au Centre, la formation manquante proprement dite est acquise à
partir du matériel de formation à distance qui favorise
l'autoformation selon un rythme propre à l'élève.
Nous entendons par autoformation la possibilité d'apprendre non
pas à partir de ses propres ressources, mais à partir d'un
matériel pédagogique complet empreint de la présence
virtuelle d'un enseignant, d'outils pédagogiques, d'une aide téléphonique
et de commentaires correctifs d'un tuteur : l'élève prend
en charge l'évolution de sa formation et s'assure de la vérification
régulière de ses propres acquis. La formation se réalise
au rythme de la personne, sans aucune contrainte liée aux concepts
"session" ou "groupe".
En outre, nous avons élaboré des grilles de spécifications
pour environ quarante cours. Elles permettent d'établir les liens
entre les éléments à atteindre par la formation,
les critères d'évaluation, le contenu dans le matériel
pédagogique à distance et les moyens d'évaluation.
Ces grilles servent, entre autres, aux évaluateurs et évaluatrices
à préciser les parties du matériel du cours qui
feront l'objet de la prestation de la formation manquante en fonction
des résultats à l'examen final.
- La prestation de la formation manquante demeure la partie la plus difficilement
réalisable pour un collège : problème organisationnel
et financier.
Proposition pour soutenir le réseau dans la prestation de la formation
manquante :
Le Centre offre, notamment, aux collèges la possibilité
d'avoir accès à son matériel de formation à
distance par une procédure de vente libre. Quelques collèges
ont déjà acquis du matériel pour la formation manquante
grâce à l'initiative d'enseignants et d'enseignantes.
Les collèges pourraient profiter de cette occasion pour alléger
le poids que peut parfois représenter l'organisation de la prestation
de la formation manquante. Au besoin, certaines ententes avec des collèges
pourraient aussi être créées, ententes selon lesquelles
le service de tutorat du Centre assume l'encadrement de la clientèle.
Limite actuelle :
Le Centre dispose présentement de matériel pédagogique
uniquement pour les cours des programmes qu'il a développés.
En conclusion
En conclusion, nous affirmons que le modèle de service à
distance de reconnaissance des acquis représente une voie prometteuse.
Non seulement rend-il possibles des économies de temps et d'argent
tant pour la clientèle que pour le réseau, mais il permet
de tenir compte des principales difficultés relevées par
le Fonds pour l'implantation de la reconnaissance des acquis au collégial
(FIRAC).
Parmi ces difficultés, retenons celles qui sont toujours actuelles
:
- Impossibilité pour les collèges de maintenir à l'emploi
un ou une responsable de ce dossier à temps plein;
- incapacité à mettre en place des moyens de promotion sur
une vaste échelle;
- ralentissement du développement des épreuves d'évaluation
et de l'implantation de services efficaces, faute de financement suffisant.
Les conséquences sont quasi immédiates; seuls les quelques
collèges qui ont exploité un créneau particulier
(programme de formation ou clientèle) en matière de reconnaissance
des acquis parviennent à persévérer et, dans certains
cas, à développer leur service.
Les propositions que nous apportons s'inscrivent dans un modèle
qui prévoit une synergie entre les institutions, accorde une visibilité
à tous, permet de réaliser des économies d'échelle
quant au développement du matériel et à l'offre du
service dans tous ses volets.
Nous vous remercions de votre aimable attention.
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