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Introduction
Le stress et votre examen
En situation d'examen
Quelques idées sur le contrôle du stress
        Un souvenir heureux
        Un objet significatif
        Comment étudier et faire en sorte que la mémoire ne lâche pas
On vous remet l'examen

INTRODUCTION


Vous venez de recevoir votre note d’examen et vous trouvez que le résultat obtenu ne représente absolument pas votre potentiel et toute l’énergie que vous avez pu investir à sa préparation.

Le stress peut occasionner des erreurs d’inattention, des pertes de mémoire, des troubles de vision et de lecture; il peut vous influencer au point de vous donner l’impression d’être assis ou assise face à un examen écrit non pas en français mais en russe ou en chinois! Le résultat obtenu à un examen témoignera ainsi de l’effet du stress sur votre personnalité, alors qu’il devrait plutôt donner une évaluation juste de votre compréhension de la matière!

De telles expériences sont décourageantes, même très décourageantes. Que faire alors?

Nous verrons à la lecture de ce texte qu’il n’y a pas 50 façons de s’y prendre pour réussir un examen: Il faut généralement savoir gérer son stress et bien étudier.

LE STRESS ET VOTRE EXAMEN


Voici d’abord un peu de théorie.

Plusieurs recherches ont démontré la relation étroite existant entre le niveau de stress et le succès dans une activité. Dans l’ensemble, elles en arrivent à la même conclusion :

Un certain niveau de stress contribue à améliorer notre rendement. Au-delà de ce niveau, la qualité de notre performance commence à baisser.

Prenons un exemple concret : imaginons un piéton traversant une rue. Au loin se trouve un camion dont le chauffeur klaxonne. La personne tourne la tête, accélère son pas et se rend rapidement de l’autre côté de la rue. Le stress qu’elle a ressenti au moment où s’est fait entendre le klaxon lui a donc servi à ajuster correctement son comportement : elle a marché plus vite.

Imaginons maintenant que le camion est très proche au moment où le chauffeur klaxonne, soit à une dizaine de mètres du piéton. Au son du klaxon, il risque de figer sur place. Son niveau de stress est tellement élevé qu’il ne peut même plus bouger! C’est donc dire que le stress d’une telle intensité ne lui a pas permis d’utiliser adéquatement ses ressources, son intelligence, tout comme si la situation lui était apparue « impossible à résoudre ».

Peut-être trouvez-vous l’exemple du camion mal choisi. Regardons alors comment agit le stress lors d’un examen.



EN SITUATION D'EXAMEN

La situation suivante présente une gradation dans le niveau de stress.

La veille de l’examen, vous comprenez toute la matière; vous pouvez même l’expliquer à d’autres! Vous vous couchez le soir avec une légère tension (disons de niveau 1); vous ne ressentez donc que très peu de stress.

Le lendemain matin, vous vous réveillez et constatez qu’il ne reste que deux heures avant l’examen; vous êtes donc un peu plus tendu (niveau 2), mais vous avez encore une excellente idée de la matière; vous êtes encore en pleine forme pour l’examen. À l’arrivée au collège, vous voyez deux étudiants qui parlent de la matière, ce qui augmente un peu plus votre niveau de tension (niveau 3).

Surprise! Vous apprenez tout à coup que vous avez oublié d’étudier un texte important; votre stress augmente (niveau 4); peut-être même ressentez-vous un peu de panique. Vous cherchez dans vos notes et vous ne parvenez pas à retrouver le texte en question (niveau 5); voilà sans doute pourquoi vous ne l’avez pas étudié : vous devez l’avoir perdu! Il vous faut malgré tout aller en classe. Vous marchez dans le corridor et voyez la porte de la classe (niveau 6). Vous entrez et apercevez plusieurs étudiants qui fouillent frénétiquement dans leurs notes; le niveau de tension existant dans la classe vous affecte (niveau 7). Votre tension ne fait qu’augmenter; vous venez de dépasser le point critique et votre capacité à bien répondre commence à faire défaut.

La personne qui surveillera l’examen entre et dépose les feuilles d’examen sur son bureau (niveau 8); elle retourne à la porte, jette un coup d’œil dans le corridor, referme la porte (niveau 9) et demande aux étudiants de ranger livres et notes. Elle commence à distribuer les copies d’examen (niveau 10). Vous avez de la difficulté à voir clair; voilà maintenant que l’examen est sur votre bureau. Vous lisez la première question et vous vous rendez compte qu’elle n’est pas facile (niveau 11). Vous craquez sous la tension et les autres questions vous apparaissent écrites dans une langue que vous ne connaissez pas. Vous avez beaucoup de difficulté à vous souvenir de la matière. Vous avez de gros trous de mémoire, vous faites des erreurs d’inattention et votre jugement vous fait défaut : vous allez jusqu’à effacer une bonne réponse pour la remplacer par une mauvaise!

Voilà comment l'intensification du stress peut transformer quelqu’un qui a bien étudié la matière de l’examen, l’a même bien expliquée à d’autres qui ne la comprenaient pas, en une personne qui paraît n’avoir rien compris, ne pas avoir étudié, et qui mérite en conséquence une faible note à son examen.

Vous remarquez que le procédé est fort simple pour en arriver à échouer à un examen après avoir bien étudié la matière; il s’agit tout simplement de laisser la tension augmenter de plus en plus. Facile, n’est-ce pas?



QUELQUES IDÉES SUR LE CONTRÔLE DU STRESS

Il faut d’abord rappeler que nous vivons tous un stress généré par nos conditions de vie (ainsi que par certains événements). Notre vie affective et familiale, notre situation financière, notre état de santé, etc., peuvent maintenir en nous un stress plus ou moins élevé dont nous pouvons avoir également plus ou moins conscience. Il existe donc en nous, au départ, un certain niveau de stress. Rappelez-vous que le stress de l’examen ne fait que s’ajouter au stress déjà existant.

Ainsi, en d’autres termes, selon ce qui vous arrive dans la vie, vous vous présentez à un examen avec un niveau de stress initial déjà plus ou moins élevé. Plus celui-ci est élevé, plus il sera facile de dépasser le niveau critique de stress (où surviennent les problèmes)!

Il n’y a pas de mauvaises méthodes pour se détendre: certaines se prêtent tout simplement mieux à certains moments où en certains lieux. Voici donc quelques suggestions qui pourraient s’appliquer à un endroit comme une salle de classe.

Un souvenir heureux

Il peut être efficace de prendre quelques minutes pendant un examen pour vous rappeler un moment agréable que vous avez vécu, un moment où vous vous sentiez particulièrement bien et détendu ou détendue…

La méthode suivante peut vous aider à « revivre » un souvenir agréable : Commencez par retrouver les images de ce souvenir au moment précis où vous vous sentiez bien; en d’autres termes, revoyez l’endroit où vous étiez. Puis, pensez aux bruits, aux sons associés à ce souvenir; enfin, retrouvez les autres sensations (détente, bien-être) que vous viviez à ce moment-là.

Prenez maintenant un peu de temps pour chercher quelque part dans votre mémoire un bon souvenir. Peut-être allez-vous pouvoir y faire appel à votre prochain examen.

Un objet significatif

D’autres étudiants choisissent d’apporter avec eux en classe des articles qui les détendent : une petite photographie de leur ami(e), un porte-bonheur, ou un petit coquillage, etc. Il ne sert à rien d’évaluer ou de juger ces gestes; il ne donne rien non plus de savoir s’il s’agit de superstition, d’enfantillage ou de quoi que ce soit d’autre. En outre, il n’est pas nécessaire que ces objets soient bien en vue sur le bureau; on peut tout simplement les glisser dans la poche. L’important, c’est que, pour certains étudiants, cela « fonctionne » : ces gestes produisent le résultat positif d’apporter de la détente; ils sont autant de rappels à des moments agréables de détente. Alors, que ces étudiants continuent à avoir avec eux leur objet porte-bonheur sans se préoccuper de ce que les autres peuvent en penser.

Notre cerveau est comme un jardin; on peut y faire pousser et y entretenir toutes sortes de belles pensées; plusieurs cependant y laissent pousser des mauvaises herbes, ce qui a pour effet d’étouffer littéralement tout le potentiel de leur jardin.

Si vous vous exercez à penser plus souvent aux aspects positifs qu’aux éléments négatifs, votre niveau de stress va s’abaisser et vous allez y gagner dans toutes les sphères de votre vie. Rappelez-vous qu’un verre à moitié vide est aussi à moitié plein et qu’un examen réussi, peu importe son résultat, est un examen réussi.

Comme votre examen doit se dérouler dans un lieu qui vous est étranger, par exemple dans une grande salle ou encore dans un local d’un cégep que vous ne connaissez pas, voici une excellente suggestion (si cela vous est possible bien évidemment) :

Faites comme si c’était vraiment la journée de l’examen. Rendez-vous sur les lieux en empruntant les mêmes corridors, escaliers, etc. Entrez dans le local, observez tous les détails, la couleur des murs, l’emplacement des fenêtres, des tableaux, des bureaux, l’orientation de la pièce. Familiarisez-vous avec l’endroit. Et, ce qui est très efficace pour beaucoup de gens, faites tout cela en écoutant une musique agréable, douce, à l’aide d’un baladeur (Walkman). Une fois de retour chez vous, visualisez souvent les lieux dans votre esprit, et ce, toujours en écoutant de la musique de détente! Associer de la musique de détente avec des images potentiellement stressantes est une méthode efficace pour bien des gens.

Comment étudier et faire en sorte que la mémoire ne lâche pas

Plus vous connaissez la matière de l’examen, moins vous risquez que le stress vous fasse tout oublier (ce qui provoque en retour une hausse accrue de stress). Mais comment s’y prendre pour diminuer les risques d’oubli de la matière?

Vous avez deux types de mémoire : une mémoire à court terme et une autre à long terme.

La mémoire à court terme est cette mémoire que vous utilisez lorsque, ayant trouvé un numéro de téléphone dans le bottin téléphonique, vous le quittez des yeux pour le composer au téléphone. Ce numéro que vous ne voulez pas nécessairement mémoriser pour une longue période est alors déposé dans votre mémoire à court terme, qu’il est possible de se représenter comme une petite tablette, très sensible aux moindres chocs.

En effet, il suffirait que quelqu’un attire votre attention au moment où vous vous apprêtez à composer le numéro pour que vous oubliez ce numéro de téléphone. Cette mémoire à court terme est ainsi très sensible au stress, à la surprise, à l’émotion.

Or, c’est cette mémoire qu’utilisent de nombreux étudiants lorsqu’ils choisissent d’étudier la matière uniquement dans les quelques jours qui précèdent l’examen! Plusieurs d’entre eux sont alors surpris d’oublier « toute » la matière « ou presque » dès la première question difficile! Avis aux intéressés!

Vous avez aussi, et c’est une chance qu’il en soit ainsi, une mémoire à long terme. C’est grâce à cette mémoire que vous vous rappelez votre nom, le nom de votre père, votre adresse, les traits de vos amis, de votre conjoint ou conjointe, etc. Remarquez qu’il faut subir tout un choc pour en arriver à oublier de telles informations!

Prenez immédiatement quelques secondes. Essayez de vous rappeler l’image de la porte d’entrée de votre appartement vue de l’extérieur; oui, oui, j’ai bien dit la porte d’entrée de l’endroit où vous demeurez! Essayez... Bon, maintenant, dites-moi : « La poignée est-elle située à gauche ou à droite? Quelle est la couleur de la porte? La serrure est-elle située dans la poignée, sous la poignée, au-dessus, à côté? Y a-t-il une marque ou des taches sur la porte?... »

Cette image était entreposée dans votre mémoire à long terme. Le plus surprenant, c’est que vous n’avez jamais fait d’efforts pour retenir ce genre d’informations; elles se sont bien installées à votre insu dans votre cerveau. Bien des gens croient qu’ils doivent se forcer pour mémoriser les matières théoriques; ils semblent alors oublier qu’ils ne se sont jamais assis à leur table de travail pour « s’efforcer » de mémoriser le chemin pour venir au collège, leur numéro de téléphone, le nom de leurs amis, la porte d’entrée de l’endroit où ils vivent, etc.

Plus vous présentez souvent une information à votre mémoire à court terme, plus cette information glisse dans votre mémoire à long terme, et ce, sans vraiment qu’il vous soit difficile de la mémoriser.

Voici donc un bon conseil à suivre : « Voir à plusieurs reprises la matière qui sera à l’examen. »

Voir signifie vraiment « voir » sans véritablement faire d’efforts pour mémoriser cette matière; il s’agit simplement de parcourir la matière en remarquant les grands points, les grands titres, les quelques mots que vous avez encerclés sur une page de notes par exemple, les mots que vous avez fait ressortir avec votre feutre jaune... (en ce sens, utiliser les couleurs dans vos notes est un atout supplémentaire pour la mémoire visuelle).

Tout cela permet de mieux mémoriser l'information et diminue les risques d’en perdre des éléments sous l’effet du stress. Bien entendu, cette technique ne se substitue pas à d’autres techniques d’étude; vous devez aussi vous accorder des périodes d’étude intensives. La méthode que je vous propose vise plutôt à aider à consolider visuellement l'information dans votre mémoire.


ON VOUS REMET L'EXAMEN


Que faites-vous lorsque la feuille d’examen arrive sur votre bureau?

La façon d’aborder l’examen est très importante.

Voici les deux approches privilégiées par un grand nombre d’étudiants :

  1. Certains lisent d’abord toutes les questions de l’examen pour y répondre par la suite en débutant par les questions les plus faciles.
  2. D’autres préfèrent plutôt lire la première question, y répondre, puis passer à la seconde, et ainsi de suite, sans avoir préalablement lu toutes les questions.

Or, il y a un certain risque à utiliser ces méthodes. Voici pourquoi : si vous dépassez le niveau critique de stress, de sérieux problèmes peuvent survenir. Vous devez donc veiller à ce que votre stress n’augmente pas!

Considérons la première approche qui consiste à lire l’examen dans son entier avant de commencer à y répondre.

Supposons un examen comportant cinq questions : la première question est facile, la deuxième aussi; les troisième et quatrième questions sont difficiles; la cinquième question est facile. Donc :
Question 1. facile
Question 2. facile
Question 3. difficile
Question 4. difficile
Question 5. facile

Vous êtes sans doute d’accord avec moi pour dire que le fait de lire les deux premières questions ne fait pas augmenter le stress puisqu’elles sont faciles. Par contre, lire la troisième et la quatrième question, lesquelles sont difficiles, va accroître votre stress; il est possible alors que votre stress contribue à rendre la cinquième question plus difficile à répondre qu’elle ne l’est en réalité.

À la fin de la lecture de l’examen, vous êtes ainsi plus tendu ou tendue et, revenant à la première question, vous la trouverez peut-être plus difficile que si vous y aviez répondu avant d’avoir lu toutes les questions de l’examen. Vous voyez qu’une véritable spirale de croissance de stress risque alors de s’installer; le stress rend plus difficile une question facile, ce qui augmente votre stress, ce qui rend les questions plus difficiles à répondre... et vous voilà en route pour un examen qui vous semble écrit en chinois, en russe ou dans toute autre langue que le français!

Considérons maintenant la seconde approche qui consiste à répondre à chaque question dans l’ordre sans avoir lu toutes les questions de l’examen.

Pendant que vous répondez à la première question, le temps passe et vous ne savez pas ce qui vous attend (les autres questions); même une question facile qui demande du temps à répondre peut devenir stressante! Si jamais vous vous rendez à la cinquième question avant la fin du temps alloué pour l’examen, il y a de fortes chances que celle-ci, à cause des deux précédentes (difficiles) qui ont accru votre stress, vous semble écrite en langue étrangère, surtout si vous croyez que vous n’aurez pas le temps d’y répondre en entier et qu’elle vaut 30 points.

Par ailleurs, n’oubliez pas que le stress peut vous donner l’idée brillante de changer certaines bonnes réponses en mauvaises réponses!

Quelle pourrait donc être la solution? Imaginons ceci: dès que la feuille d’examen arrive sur votre bureau, vous la tournez pour cacher toute question et écrivez au verso des éléments de la matière que vous avez de la difficulté à retenir (par ex. : les huit façons de reproduire la troisième dimension!). Vous rédigez ces notions en abrégé, très rapidement, simplement pour vous dégager l’esprit, pour vous apporter une certaine détente intellectuelle. Vous ne savez pas s’il y a une question d’examen sur ce sujet, mais si jamais il y en a une, vous aurez déjà tous les éléments! ( baisse de tension)

Vous prenez ensuite cinq ou dix minutes au maximum au début de la période d’examen pour lire lentement et attentivement chaque question et noter immédiatement dans la marge du questionnaire des éléments de réponse sous forme de mots clés, d’aide-mémoire, etc.

En lisant la première question, vous notez les principaux éléments de réponse (crayon mine) sous forme de mots clés dans la marge pour ne pas les oublier; même chose pour la deuxième question (facile). La troisième question est plus difficile, mais vous notez immédiatement quelques éléments de réponse, sans vous attarder plus longtemps (pour éviter que votre stress n’augmente trop à ce moment-ci). La quatrième question est vraiment difficile et vous ne vous vous souvenez que d’une chose : la réponse aurait une relation avec un exemple que le professeur a donné, lequel exemple se retrouve sur la page de vos notes de cours où vous avez beaucoup utilisé votre crayon feutre jaune; alors écrivez dans la marge « ex. du prof ... page jaune »! N’insistez pas plus et passez à la cinquième question (facile); là aussi vous écrivez dans la marge les éléments de réponse.

Remarquez alors que vous avez devant vous tout ce qu’il faut pour répondre à un peu plus de trois questions sur cinq (baisse de tension); vous revenez à la question 3 et vous passez un peu de temps à essayer de retrouver les autres éléments de réponse; même chose pour la quatrième question.

Après 10 minutes tout au plus, vous devriez avoir devant vous une bonne partie des réponses (baisse de tension). Il ne vous reste plus qu’à écrire à l’aide de vos mots clés les réponses définitives aux questions en commençant avec la première question. Votre tension étant plus basse, il est possible que la mémoire vous « revienne » pour les éléments de réponse aux questions difficiles (baisse de tension).

Voilà les principales idées que je désirais vous communiquer. Vous pouvez donc contrôler votre stress.

Souvenez-vous aussi qu’il est important que vous appreniez à vous détendre, à avoir une vie équilibrée (travail, loisir, alimentation, sommeil, exercice, rencontres sociales, etc.). Plus vous serez détendu ou détendue dans l’ensemble de votre vie, moins votre niveau de stress initial sera élevé et moins vous risquerez d’avoir des problèmes causés par le stress lors des examens.


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